Aller au contenu

Godisson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Godisson
Godisson
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Statut Commune déléguée
Code postal 61240
Code commune 61192
Démographie
Gentilé Godissonnais
Population 104 hab. (2023 en évolution de −6,31 % par rapport à 2017)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 40′ 46″ nord, 0° 15′ 05″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 267 m
Superficie 6,21 km2
Élections
Départementales Canton de Rai
Législatives 1re circonscription de l'Orne
Historique
Fusion
Intégrée à Merlerault-le-Pin
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Godisson
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Godisson
Géolocalisation sur la carte : Orne
Voir sur la carte topographique de l'Orne
Godisson
Géolocalisation sur la carte : Normandie
Voir sur la carte administrative de Normandie
Godisson

Godisson est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.

En 2025, elle fusionne avec Les Authieux-du-Puits, La Genevraie, Le Merlerault et Nonant-le-Pin pour former la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin, dont elle est devenue une commune déléguée.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Localisation

[modifier | modifier le code]

La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche.

Son bourg est à 3,5 km au sud-ouest du Merlerault, à 11 km au nord-est de Sées et à 15 km au nord-ouest de Courtomer[1].

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 6,21 km2 ; son altitude varie de 175 à 267 mètres[3].

Hydrographie

[modifier | modifier le code]
Carte hydrographique de Godisson.

Le sud du territoire de Godisson est drainé par les bras du Don. Deux ruisseaux contribuent à ce drainage.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[5]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat des plateaux abrités », se caractérisant par une pluviométrie et des contraintes thermiques modérées mais aussi, par effet de continentalité, des températures plus contrastées qu'au nord dans la plaine de Caen, avec communément 10 à 15 jours par an de plus de froid en hiver et de chaleur en été[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 818 mm, avec 12,9 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune du Merlerault à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 0,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 0,0 mm[8],[9].

Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Au , Godisson est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].

Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]
Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,9 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (94,5 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (72,7 %), terres arables (25,2 %), forêts (2,1 %)[14].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 59, alors qu'il était de 58 en 2013 et de 55 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 75,9 % étaient des résidences principales, 22,4 % des résidences secondaires et 1,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,7 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,3 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Godisson en 2018 en comparaison avec celle de l'Orne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (22,4 %) très supérieure à celle du département (10,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (79,1 % en 2013), contre 64,3 % pour l'Orne et 57,5 % pour la France entière[I 3].

Le logement à Godisson en 2018.
Typologie Godisson[I 2] Orne[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 75,9 78,3 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 22,4 10,5 9,7
Logements vacants (en %) 1,7 11,2 8,2

Le nom de la localité est attesté sous la forme Godechon en 1327[15].

L'origine du toponyme Godisson est incertaine. René Lepelley y voit le germanique wald, « forêt », ayant évolué en god[16], tout comme Wilhelm a été transformé en Guillaume en français.

Le gentilé est Godissonnais.

Fusion de communes

[modifier | modifier le code]

Afin d'éviter une baisse des dotations de l’État et permettre une mutualisation des services, tout en lui donnant plus de poids dans les décisions de l'intercommunalité, dix communes ont envisagé en 2022 de fusionner sous le régime des communes nouvelles. Après réflexions, seules les communes du Merlerault, Nonant-le-Pin, Godisson, Les Authieux-du-Puits et La Genevraie ont confirmé cette démarche par délibérations de leurs conseils municipaux en juillet 2024, après des réunions publiques tenues à Merlerault et Nonant-le-Pin[17],[18].

La commune nouvelle est ainsi créée le par un arrêté préfectoral du [19].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux

[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

[modifier | modifier le code]

Godisson se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Alençon du département de l'Orne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Courtomer[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

[modifier | modifier le code]

Pour les élections départementales, les électeurs de Godisson font partie depuis 2014 du canton de Rai.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de l'Orne.

Intercommunalité

[modifier | modifier le code]

Godisson était membre de la communauté de communes du Pays de Courtomer, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1995 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010, qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, cette intercommunalité a fusionné le avec sa voisine pour former la communauté de communes de la Vallée de la Haute Sarthe. Toutefois, Godisson n'intègre pas cet ensemble, mais la communauté de communes des Vallées du Merlerault formée le regroupement de deux autres intercommunalités, qui n'atteint alors que 4 525 habitants. Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, une nouvelle fusion intervient le , aboutissant à la création de l'actuelle communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault.

Depuis la fusion de 2025, les habitants y sont représentés par les élus de Merlerault-le-Pin.

Liste des maires

[modifier | modifier le code]
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
avant 1988[20]   Marcel Chateau    
         
1991 2001 Bernard Lurson[21]   Agriculteur
mars 2001 mars 2013 Isabelle Bonhomme[22]   Salariée du secteur public
Démissionnaire
avril 2013[23] mars 2014 Mickaël Boulay   Salarié d'entreprise d’élagage
mars 2014[24] décembre 2024 Patrick Lurson[25]   Éleveur
Liste des maires délégués depuis la fusion de 2025
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 2025 [26] en cours
(au 12 janvier 2025)
Patrick Lurson   Éleveur

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]


En 2023, la commune comptait 104 habitants[Note 2], en évolution de −6,31 % par rapport à 2017 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
370347330328341326288278255
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
255266245252226210204187177
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
199182192190171176170174132
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
1651269168101106107114111
2020 2023 - - - - - - -
105104-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

[modifier | modifier le code]

Tous les ans, un vide-greniers est organisé, près de l'actuelle mairie.

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • Église Saint-Georges.
  • Chapelle à la Coquenne style XVIIIe siècle.
  • Vestiges du château du Mesnil Hurel.

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee

[modifier | modifier le code]

Autres sources

[modifier | modifier le code]
  1. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr.
  2. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
  3. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  7. « Orthodromie entre Godisson et Deauville », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Deauville » (commune du Le Merlerault) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Deauville » (commune du Le Merlerault) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. Guy Chartier, La « ligne Joret » et le département de l'Orne, vol. 2, Annales de Normandie, , p. 126.
  16. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 99.
  17. « Cinq communes se regroupent pour en créer une nouvelle qui s’appellera Merlerault-Le Pin », Ouest-France,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Les cinq communes concernées, Le Merlerault, Les Authieux-du-Puits, Godisson, Nonant-le-Pin et La Genevraie, ont voté oui à la majorité, jeudi 11 juillet 2024, pour la création d’une commune nouvelle. Merlerault-Le Pin sera en place au 1er janvier 2025 ».
  18. Matthieu Van Bellinghen, « En janvier, la création de la commune nouvelle Merlerault-le-Pin dans l'Orne inquiète certains », Le Réveil normand,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. « Arrêté n° 1111-2024-007 portant création de la commune nouvelle Merlerault–le–Pin. » [PDF], sur Préfecture de l'Orne, (consulté le ), p. 2-4
  20. « Listes des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de le République », Journal officiel de la République française,‎ , p. 4792.
  21. « Bernard Lurson, ancien maire de Godisson, est décédé : Maire de Godisson (Orne) de 1991 à 2001 et ancien combattant d'Afrique du Nord, Bernard Lurson nous a quittés à l'âge de 88 ans. Un dernier hommage lui sera rendu mardi 28 mars », Le Réveil normand,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Bernard Lurson entre au conseil municipal de Godisson en 1983, puis devient maire du village de 1992 à 2001 ».
  22. « Isabelle Bonhomme candidate à sa succession », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
    « Élue au conseil en 1995 ; Isabelle Bonhomme devient maire en 2001, Bernard Lurson ayant décidé de passer la main. »
    « Isabelle Bonhomme élue pour un second mandat », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le )
    « Seule candidate, Isabelle Bonhomme (43 ans) a été reconduite dans ses fonctions avec 10 voix et un bulletin blanc ».
  23. « Godisson. Mickaël Boulay, nouveau maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Le conseil municipal de Godisson a élu son maire Mickaël Boulay, vendredi 19 avril, à la suite de la démission d’Isabelle Bonhomme ».
  24. « Patrick Lurson élu maire », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Après un an à la tête de la commune, Mickaël Boulay n'avait pas souhaité être candidat ».
  25. Réélu pour le mandat 2020-2026 : « Municipales. Patrick Lurson réélu pour un second mandat à Godisson : L’élection s’est tenue vendredi 3 juillet », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. « Matthias Gressant est élu maire de la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.