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Omega Ophiuchi

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ω Ophiuchi
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 16h 32m 08,200s[1]
Déclinaison −21° 27 59,01[1]
Constellation Ophiuchus
Magnitude apparente 4,44 à 4,51[2]

Localisation dans la constellation : Ophiuchus

(Voir situation dans la constellation : Ophiuchus)
Caractéristiques
Stade évolutif séquence principale[3]
Type spectral ApSrEuCr[4] ou A2 VpSrCrEu Ksn[3]
Indice U-B +0,13[5]
Indice B-V +0,13[5]
Indice R-I +0,02[5]
Variabilité α2 CVn[2]
Astrométrie
Vitesse radiale +2,5 ± 0,7 km/s[6]
Mouvement propre μα = +21,12 mas/a[1]
μδ = +35,26 mas/a[1]
Parallaxe 19,34 ± 0,21 mas[1]
Distance 169 ± 2 al
(51,7 ± 0,6 pc)
Magnitude absolue +0,88[7]
Caractéristiques physiques
Masse 2,25+0,13
−0,35
 M[8]
Rayon 2,97 ± 0,19 R[8]
Gravité de surface (log g) 3,85+0,65
−0,69
[8]
Luminosité 34,7 ± 1,6 L[8]
Température 8 150 ± 250 K[8]
Métallicité [Fe/H] = −0,47[9]
Rotation 32,2 ± 1,4 km/s[8] (2,320 5 ± 0,000 2 jours[10])
Âge 860+150
−110
 Ma[8]

Désignations

ω Oph, 9 Oph, HD 148898, HIP 80975, HR 6153, BD-21°4381, CPD-21 6183, FK5 3307, GC 22221, SAO 184450[11]

Omega Ophiuchi (en abrégé ω Oph) est une étoile variable de quatrième magnitude de la constellation zodiacale d'Ophiuchus. Située à proximité de l'écliptique, elle peut être occultée par la Lune et, plus rarement, par autres les planètes du Système solaire. Une telle occultation par Vénus eut lieu le , qui était visible depuis l'Atlantique sud[12].

D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, l'étoile est distante d'environ ∼ 169 a.l. (∼ 51,8 pc) de la Terre[1]. Elle s'éloigne du Système solaire à une vitesse radiale de +2,5 km/s[6]. L'étoile montre un changement significatif dans la mesure de son mouvement propre au cours du temps, suggérant qu'elle pourrait être une binaire astrométrique. Ce compagnon serait probablement un objet compact telle qu'une naine blanche[13].

Omega Ophiuchi est une étoile Ap de type spectral ApSrEuCr[4], un type d'étoile chimiquement particulière dont le spectre montre des surabondances en strontium, en europium, et en chrome. Abt et Morrell (1995) lui ont déterminé un type spectral de A2 Vp(SrCrEu Ksn), précisant qu'il s'agit en plus d'une étoile blanche de la séquence principale dont la raie K du calcium (calcium ionisé une fois) possède à la fois des composantes ponctuelles et élargies. C'est une variable de type α2 Canum Venaticorum dont la magnitude apparente varie entre 4,44 et 4,51 selon une période de 2,99 jours[2]. Un fort champ magnétique stellaire a été mesuré à sa surface[10].

Omega Ophiuchi est âgée autour de 860 millions d'années et elle est 2,25 fois plus massive que le Soleil[8]. Elle tourne sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 32,2 km/s[8] et sa période de rotation est de 2,3 jours[10], ce qui est égal à sa période de variation. Le rayon de l'étoile est trois fois plus grand que le rayon solaire, elle est environ 35 fois plus lumineuse que le Soleil et sa température de surface est de 8 150 K[8]. Le système est une source d'émission de rayons X[14].

Notes et références

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  1. a b c d e et f (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752, lire en ligne)
  2. a b et c (en) N. N. Samus', E. V. Kazarovets et al., « General Catalogue of Variable Stars: Version GCVS 5.1 », Astronomy Reports, vol. 61, no 1,‎ , p. 80-88 (DOI 10.1134/S1063772917010085, Bibcode 2017ARep...61...80S, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) Helmut A. Abt et Nidia I. Morrell, « The Relation between Rotational Velocities and Spectral Peculiarities among A-Type Stars », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 99,‎ , p. 135 (DOI 10.1086/192182 Accès libre, Bibcode 1995ApJS...99..135A)
  4. a et b (en) Nancy Houk et M. Smith-Moore, Michigan Catalogue of Two-dimensional Spectral Types for the HD Stars : Declinations -26° to -12°, vol. 4, Ann Arbor, Michigan, États-Unis, Département d'astronomie de l'université du Michigan, , 14+505 (Bibcode 1988mcts.book.....H)
  5. a b et c (en) D. Hoffleit et W. H. Warren, « Bright Star Catalogue, 5e éd. », Catalogue de données en ligne VizieR : V/50. Publié à l'origine dans : 1964BS....C......0H, vol. 5050,‎ (Bibcode 1995yCat.5050....0H)
  6. a et b (en) G. A. Gontcharov, « Pulkovo Compilation of Radial Velocities for 35 495 Hipparcos stars in a common system », Astronomy Letters, vol. 32, no 11,‎ , p. 759 (DOI 10.1134/S1063773706110065, Bibcode 2006AstL...32..759G, arXiv 1606.08053)
  7. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne)
  8. a b c d e f g h i et j (en) J. Sikora et al., « A volume-limited survey of mCP stars within 100 pc - I. Fundamental parameters and chemical abundances », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 483, no 2,‎ , p. 2300–2324 (DOI 10.1093/mnras/sty3105, Bibcode 2019MNRAS.483.2300S, arXiv 1811.05633)
  9. (en) Caroline Soubiran et al., « The PASTEL catalogue: 2016 version », Astronomy & Astrophysics, vol. 591,‎ , article no A118 (DOI 10.1051/0004-6361/201628497, Bibcode 2016A&A...591A.118S, arXiv 1605.07384)
  10. a b et c (en) J. Sikora et al., « A volume-limited survey of mCP stars within 100 pc II: rotational and magnetic properties », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 483, no 3,‎ , p. 3127–3145 (DOI 10.1093/mnras/sty2895, Bibcode 2019MNRAS.483.3127S, arXiv 1811.05635)
  11. (en) * ome Oph -- alpha2 CVn Variable sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  12. (en) Jan Meeus, More Mathematical Astronomy Morsels, (ISBN 0943396743, lire en ligne), « Mutual occultations of planets », p. 165
  13. (en) Idel Waisberg, Ygal Klein et Boaz Katz, « Binarity and beyond in a stars – I. Survey description and prénom results of VLTI/GRAVITY observations of VAST targets with high Gaia–Hipparcos accelerations », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 521, no 4,‎ , p. 5232–5254 (DOI 10.1093/mnras/stad872, Bibcode 2023MNRAS.521.5232W, arXiv 2206.05251)
  14. (en) C. Schröder, S. Hubrig et J. H. M. M. Schmitt, « Magnetic fields in X-ray emitting A-type stars », Contributions of the Astronomical Observatory Skalnaté Pleso, vol. 38, no 2,‎ , p. 447–448 (Bibcode 2008CoSka..38..447S, arXiv 0712.0173)

Liens externes

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